10.3.06

Laurence fête la journée de la femme à sa façon

Elle vient de descendre un peu plus dans mon estime. Bien la peine de se prétendre libérale pour se plier au collectivisme islamique et approuver par l'exemple les mesures de sujétion des femmes qui sévissent là-bas. D'autant plus qu'en situation officielle une telle obligation ne s'impose pas pour les étrangères au royaume wahhabite.


Ryad (Arabie Saoudite), samedi. Laurence Parisot, la présidente du Medef, s'est pliée au rituel du pays en portant la traditionnelle abaya et un voile autour de la tête. (AFP/Patrick Kovarik)

Rappelons quand même le point de vue libertarien sur un tel sujet, pour ceux qui feraient usage de l'argument propriétariste habituel mal à propos.

Le propriétaire d'un endroit a le droit de vous imposer un "dress code" auquel vous devez vous conformer si vous vous trouvez chez lui. Faut-il en conclure que l'Arabie saoudite a raison d'imposer le port du voile, ou de divers vêtements plus ou moins seyants, aux femmes, étrangères non musulmanes comprises ?

Non, car ce serait valider implicitement la doctrine de la souveraineté de l'Etat sur les individus, ce qu'un libertarien ne peut accepter, la seule souveraineté qu'il reconnaît étant individuelle (droit naturel de l'individu). Notons au passage que nos amis libéraux-conservateurs, qui, eux, reconnaissent la souveraineté de l'Etat, sont davantage gênés aux entournures pour critiquer la docile obéissance des femmes en pays musulman.

Donc Laurence Parisot, qui a peut-être fait sa première communion comme vous et moi, a eu tort de se montrer affublée de vêtements qui ne lui vont pas du tout, d'une part, et qui d'autre part ne correspondent en rien à sa culture ni à ses origines. D'autant plus qu'il était facile pour elle de déléguer quelqu'un d'autre, un homme par exemple, pour aller faire à sa place son petit lobbying franchouillard en terre moyen-orientale...
----
Mise à jour : d'après cet article, il paraît que Bernadette aussi avait revêtu l'abaya. Ah, elle est belle, la France, fille ainée de la laïcité !
 

8.3.06

Le parti-pris de la liberté (sociale)

Bonne impression à la lecture du programme d'Alternative libérale. Certes, ce n'est pas un programme libertarien, mais on y parle de la fin du monopole de la sinistre SS, de la fin de la carte scolaire, de l'abolition du statut de la fonction publique (comme cela a été pratiqué dans plusieurs autres pays), de la fin du monopole de la représentation des syndicats (qui permettra enfin de créer des syndicats représentatifs au lieu des dinosaures actuels), etc. :
Pour ces réformes nous avons une seule boussole : le passage d’une société de surveillance et d’assistance généralisée à une société de responsabilité et de liberté.
En revanche en ce qui concerne la justice, la corruption, le contrat de travail unique, je serais plus mitigée.

Sinon c'est un petit vent d'air frais qui fait oublier les miasmes politiques habituels... Si je suis encore en France en 2007, et qu'ils n'aient pas été mangés par les petits poissons (ou les gros requins), je voterai peut-être pour eux !

7.3.06

CFE = Comment Fuir à l'Etranger ?

Puisqu'aujourd'hui tout le monde parle du CPE (contrat première embauche), je vais vous parler, avec mon esprit de contradiction, de la CFE (Caisse des Français de l'Etranger).

Le site Web de la CFE nous prévient d'emblée :
La Caisse des Français de l'Étranger est une structure originale spécialement créée pour les français résidant à l'étranger. Elle permet aux expatriés d'avoir, quelle que soit leur situation, la même Sécurité sociale qu'en France à des tarifs très compétitifs.
Mais qu'appellent-ils des tarifs très compétitifs ? Pratiquent-ils la même arnaque que la SS pour les Français de France, à savoir de mauvais remboursements et une extorsion de fonds proportionnelle au salaire ?

Eh bien, non. Quand on regarde les cotisations, elles vont de 200 à 500€ par mois, ce qui est encore cher par rapport aux assurances privées, mais n'est pas confiscatoire comme les cotisations d'insécurité sociale que l'URSS annexe française impose.

Pourquoi la sinistre SS vole-t-elle moins haut à l'étranger qu'en France ? La raison est simple : la concurrence.

La CFE a-t-elle du succès, malgré ses tarifs médiocres et ses remboursements alignés sur le système français ? Il faut croire que non : il y a plus de deux millions de Français (et Françaises) qui vivent à l'étranger, et seulement 70000 adhérents à la CFE. Ceux qui ont quitté la Soviétie française et choisi la liberté ne sont pas tentés par cette organisation (présidée par un sénateur, le "Sénateur des Français établis hors de France" !) qui commence par vous demander une copie de vos 3 derniers bulletins de salaire, une attestation de votre employeur, une copie de votre contrat de travail précisant le salaire mensuel (copies qui doivent être certifiées conformes), puis une attestation sur l'honneur chaque année (pas de chance pour eux, ils ne peuvent pas vérifier votre salaire pour voir si vous avez changé de tranche).

Apparemment, le modèle social français que personne ne nous envie n'est pas exportable (d'ailleurs la CFE elle-même n'applique pas les règles idiotes du "médecin traitant" ou de "l'euro forfaitaire") ! Une confirmation de plus que ce modèle est inéluctablement voué à disparaître - mais le Titanic n'a pas sombré en quelques secondes.

2.3.06

Dessin libertarien 3

Trouvé sur un site américain : Social Security Choice, et adapté par mes soins.


27.2.06

Claude Lamirand sur la SS

La Sécurité Sociale est l'institution. La sécurité sociale est le bénéfice recherché. L'institution n'est pas à confondre avec le bénéfice. (...)

La Sécurité Sociale n'est pas un monopole de la distribution des prestations santé et retraite car pour cela, il existe déjà des assurances et des mutuelles qui proposent des produits financiers de placements et d'assurance santé. Il s'agit d'un monopole de la cotisation obligatoire et d'un monopole contractuel, le contrat d'adhésion, sans discussion, sans négociation et sans plainte quand ceux qui dirigent la Sécurité Sociale (les syndicats du secteur fonctionnaire et ceux du patronat en monopole aussi de représentativité) décident de modifier, à l'envi, les droits de la santé et les droits de la retraite, de moduler sans aucune sorte de contrôle des citoyens l'emploi des cotisations collectées - voir le versement des régimes particuliers du privé (banque) comme du public (RATP) ou de millions de nouveaux ayant-droits non cotisants (la réforme Raffarin des retraites). C'est un monopole de cet espèce là, c'est à dire plus dangereux qu'un monopole, mais une institution absolument nuisible qui impose à son gré les contributions forcées et décide à son gré de leur emploi en modifiant à l'envi le niveau de prestation.

Côté recettes, c'est un monopole. Côté dépense, c'est un discrétiopole et côté assurance, c'est un crocopole.

Au final, c'est une institution qui est en dehors de tout état de droit et qui parvenue au stade déclinant de son cycle de vie, ne peut avoir qu'une seule préoccupation : se sauver elle-même. Pourquoi, parce qu'elle est le gouvernement bis de la France, parce qu'elle est le POUVOIR!

C'est à elle seule, l'instrument fondamental de la soviétisation du pays. Elle capte tous les gains de productivité et comme l'UNEDIC, par ailleurs, elle n'a aucun scrupule à augmenter ses dépenses, sachant que les emprunts qu'elle fait pour cela sont une réserve d'impôts futurs.

Il y a une constitution en France, c'est celle de la Sécurité Sociale. De la Sécurité et du Socialisme, les deux piliers de toute République populaire soviétique, sauf que dans notre cas, le Soviet a moins de chance que le centralisme démocratique.

Une analyse systémique de l'institution Sécurité Sociale me semble incomplète si elle ne vise que le moyen, l'organisation pour obtenir la sécurité sociale. Dés l'origine, la Sécurité Sociale est conçue pour subvertir la société, et non pour la servir comme des millions encore le croient. C'est une institution partisane et non une institution du bien être social.

Trouvé en commentaire d'un article sur les 4V.

21.2.06

Les vaches resteront à l'étable

Parmi les nombreux livres (Baverez, Eric Le Boucher...) que je n'aurai pas le temps de lire et qui tournent tous autour du même sujet - l'inexorable enfoncement du pays dans la tiers-mondisation sous la coupe des politiciens, des énarques et des syndicats - il y a Nos vaches sacrées de Ghislaine Ottenheimer.

L'auteure opère un véritable tour de force : parler des problèmes français sans mentionner la SS ! C'est à peine si quelques lignes sont consacrées au problème des retraites. Il semble que même pour elle, et malgré le titre de son livre, la SS reste une vache sacrée. Pas touche, c'est l'étable de la Loi, quoi.

En revanche, les aspects politiciens sont bien explorés, sans être inédits - on sait bien, et elle l'explique en long et en large, que Chirac, notre président socialiste de droite, copie ses positions sur celles d'ATTAC. Le pouvoir, nous dit-elle en fait, est déconnecté du réel - et c'est bien normal : on ne peut à la fois se servir aussi grassement que le font nos "élites" et être à l'écoute du pays pour rendre service au citoyen (il y a encore des naïfs qui croient que c'est là le rôle de l'Etat). Bon appétit, Messieurs ! dirait le père Hugo.
 

15.2.06

La France en faillite

Un nouveau livre, un de plus, sur la faillite très prévisible et très inévitable de la France : La France en faillite, de Rémi Godeau, chez Calmann-Lévy.

Le livre ne creuse pas trop le sujet de la sinistre SS, l'une des causes principales de la faillite du pays. Il consacre quelques pages à la CRDS, prévue pour donner le plaisir au salarié de 2020 de payer les dettes contractées par le salarié de 2005. Une première mondiale, nous dit-on.

Un chapitre sur le désormais célèbre Ponzi explique comment l'Etat français prospère à coups d'arnaques (arnaques à la Ponzi justement, c'est à dire d'arnaques à la cavalerie en bon français). Pendant ce temps, l'émigration des plus capables se poursuit (la France, on la quitte ou on la subit) tandis que les plus défavorisés viennent en France bénéficier des avantages de la protection sociale que-tout-le-monde-nous-envie (la France, on l'aime et on en profite un max).

Le seul rayon d'espoir de la situation est qu'on ne sait pas quand l'écroulement surviendra (2010, propose le livre). La seule certitude est que la situation ne peut pas durer. Ne comptons pas trop sur la racaille politique pour trouver des remèdes. Leur devise, bien keynésienne, n'est-elle pas : "à long terme, tous nos électeurs seront morts" ?
 

14.2.06

De l'égoïsme collectiviste

A lire l'article de Xavier Méra, de l'Institut Molinari, sur la Réforme du financement de la protection sociale. Ou comment la fuite en avant collectiviste nous mène à l'abîme.

Je n'ai même pas besoin de sortir de chez moi pour constater les dégâts du collectivisme. Deux exemples entre mille :
  • dans l'immeuble où j'habite, il y a un compteur d'eau général pour tout l'immeuble, mais pas de compteur individuel. Résultat : certains prennent des bains plusieurs fois par jour sans se soucier des mètres cubes gaspillés, puisque l'impact sur les charges qu'ils payent est négligeable. Ce sont les mêmes abrutinutiles gauche-caviar écolos qui viendront vous bassiner avec l'épuisement des ressources naturelles et les comportements "citoyens"...
  • toujours dans l'immeuble où j'habite, on a la malchance d'avoir une gardienne qui en fait le moins possible (travail effectif : quelques heures par semaine alors qu'elle est payée à plein temps), en invoquant la convention collective et en ayant recours à tout bout de champ à son syndicat. Les lettres d'avertissement du syndic n'y ont rien fait : Madame est logée et entend bénéficier de tous les avantages qu'a un salarié en France, mais sans travailler effectivement. La copropriété n'ose pas la licencier par trouille des prudhommes. Avec son égoïsme syndical, notre gardienne oeuvre en fait pour la disparition de sa profession : il est clair que si elle part, elle ne sera pas remplacée (il y a des entreprises de nettoyage pas cher, idem pour la distribution du courrier, et pour ce qui est du gardiennage, c'est une fonction inutile, elle le démontre abondamment en étant absente la plupart du temps). Actuellement Madame est en congé maternité, pour grossesse pathologique - ce que font la plupart des femmes enceintes (et qui leur fait gagner quelques mois de congé gratis sur le dos de la collectivité). C'est très facile à obtenir, il suffit de le demander au médecin : "on m'a dit qu'avec la Sécu j'y avais droit, alors je l'ai demandé au docteur".
Comme Xavier Méra l'explique, avec la sinistre SS chacun essaye de faire supporter les coûts de ses choix aux autres alors qu'il empoche seul les gains. Autrement dit, tout le monde étant obligé de cotiser, chacun est incité à taper dans la caisse au maximum. C'est la raison pour laquelle le déficit de la sinistre SS n'est pas un épiphénomène, mais qu'il est inscrit dans le système, par construction. C'est aussi pour cela qu'une telle entreprise de démolition, contre-nature et nihiliste dans son essence, est condamnée à disparaître, le plus tôt étant le mieux.
 

10.2.06

Revenons à notre mouton (noir)

Il est bon de revenir de temps en temps au thème principal de ce blog. Je n'ai que trop tendance à évoquer d'autres sujets d'intérêt, sujets d'indignation ou de réflexion, qui ne manquent pas dans l'actualité, mais depuis que ma situation vis à vis de la sinistre SS est bloquée (voir mon post de l'an dernier), mes lecteurs peuvent le comprendre.

J'avais pensé écrire au PDG de mon entreprise. Bien qu'énarque, donc pur produit du système esclavagiste qui oppresse le pays comme le faisait en son époque la nomenklatura soviétique, mon PDG est conscient des blocages de la société française, si j'en crois les interviews qu'il a données dans la presse. Ma lettre cependant risquerait de prendre le même chemin que toutes les précédentes (au nombre de 4, si je compte bien) et de s'en aller dormir dans un dossier de la DRH intitulé "demandes farfelues, RAF" (rien à f...aire).

Il semble que depuis quelque temps le MLPS (c'est à dire Claude Reichman et les éminents juristes qui l'assistent) a changé son fusil d'épaule, puisqu'il recommande au salarié de s'assurer d'abord auprès d'une compagnie privée avant d'avertir son employeur qu'il devra lui reverser l'ensemble des cotisations d'assurance maladie. Voir la version 6 du 11/11/2005 du pack "quitter la SS" sur le site Conscience Politique. Ce qui oblige le salarié à débourser quelque argent (entre 1000 et 3000 euros par an) sans avoir la certitude que sa démarche de désengagement du monstre para-étatique aboutisse par la suite.

Ainsi Cédric Chevalier, dont il avait été question dans l'article de l'Express est toujours en panne, après avoir contacté plusieurs ministères qui se sont renvoyé la balle entre eux, sans oser cependant affirmer que le prétendu monopole existait toujours - ce qui montre qu'en haut lieu on sait à quoi s'en tenir (SS-files, la vérité n'est PAS ailleurs).

Le MLPS a aussi supprimé la liste des assureurs privés susceptibles de fournir une assurance santé au premier euro, mais le lecteur pourra la retrouver via ma FAQ.

Dernière évolution du combat, dont nous reparlerons certainement - c'est une émergence de notre forum, qui fait l'objet de vives discussions depuis le début de l'année : la création prochaine d'une association destinée à aider chacun dans ses démarches, et à améliorer l'information sur le sujet. Je ne sais pas encore ce que ça donnera, ni comment cette association se positionnera par rapport au MLPS (qui a une expérience prouvée dans le domaine, mais communique assez peu), mais au moins, ça bouge !
 

2.2.06

Déclaration de souveraineté individuelle

Générez vous-même votre déclaration de souveraineté individuelle. Une bonne idée de Pierre Lemieux. Certes ça ne sert à rien, mais ça permet d'attendre avec philosophie l'abolition de l'esclavage étatique.
Je déclare être un individu souverain à qui personne n'a le droit moral d'imposer quoi que ce soit sans son consentement, à part l'obligation générale de respecter la souveraineté égale des autres individus. Je déclare donc que, à l'instar de M. Henry David Thoreau, « je ne veux être considéré membre d'aucune société à laquelle je n'ai pas adhéré » (A Duty of Civil Disobedience, 1849). Cette déclaration s'adresse à tout individu, maître-esclavagiste, groupe, mafia ou État qui prétendrait m'imposer des charges auxquelles je n'ai pas consenti soit dans mon intérêt, soit comme contribution libre et volontaire au bien commun.

La présente déclaration s'adresse notamment aux États qui prétendent m'imposer leur soi-disant souveraineté et leurs rackets camouflés sous le nom de « lois ». J'admets que l'individu souverain peut, comme moindre mal, se soumettre à un État auquel il n'a pas consenti parce qu'il juge que les avantages de celui-ci continuent de surpasser ses coûts en termes d'expropriation et de dignité personnelle. Mais cet État est au mieux qualifié de bon tyran, pour reprendre l'interprétation que M. John Simmons nous donne de M. John Locke (On the Edge of Anarchy: Locke, Consent, and the Limits of Society, 1993).

Toutefois, quand l'État impose à un individu souverain des coûts plus élevés que la soi-disant protection qu'il le force d'accepter, il devient mauvais tyran -- «une association de brigands et d'assassins » comme disait M. Lysander Spooner (The Constitution of No Authority, 1870). Je déclare être, en tant qu'individu souverain, le seul juge de l'utilité de l'organisation qui se pare du nom d'État.

Je rejette bien entendu le principe mafieux qui voudrait m'imposer de partir si je ne suis pas satisfait. Ce sont plutôt les oppresseurs de l'individu souverain qui violent le droit et qui sont dans l'obligation morale de se désister et de cesser de nuire. A tous ceux que vise la présente déclaration, qu'il soit signifié que, le cas échéant, toute soumission de ma part ne relève que de la violence qu'ils exercent contre moi ou dont ils me menacent, et qu'elle ne préjuge nullement de mon consentement ni de ma soumission future. Je proclame ma volonté souveraine de vivre en paix et déclare que, en droit, leurs édits, obligations et prohibitions ne me concernent pas.

25.1.06

My éthique is fouting le camp...

A suivre, les tribulations de Mayetic, ou comment les politiciens s'amusent à casser les entreprises qui leur déplaisent.

Les podcasts à écouter d'urgence : Affaire Mayetic

Vous noterez la répétition, dans le plaidoyer de Bruno de Beauregard, des termes "esclave" et "esclavage", termes qu'on nous accuse souvent, nous libertariennes et libertariens, d'employer à tort et à travers. "Je refuse d'être un esclave", affirme Bruno de Beauregard à plusieurs reprises. Il en paye aujourd'hui le prix. Chapeau bas devant un homme libre. Le journaliste qui l'interroge, lui, a l'air d'un serin, mais au moins il a eu l'honnêteté de ne rien couper au montage.
 

De l'incohérence des libéraux-conservateurs

Un exemple entre mille, ou entre des millions, dans cet article de Valeurs actuelles, la tribune de Sophie de Menthon : "Urssaf et harcèlement". On critique à juste titre l'URSS-annexe-française : "L’Urssaf a tous les droits", mais on se garde bien de remettre en cause sa légitimité. Il faudrait savoir : vous tolérez l'Urssaf, ou pas ? Si vous admettez qu'un tel monstre a le droit de s'immiscer dans la vie des entreprises, ne venez pas après vous plaindre des "abus de droit" qui sont de son fait. Le point qui vous échappe est que nul n'a le droit de s'immiscer dans la vie des entreprises (comme des particuliers), si ce n'est les propriétaires eux-mêmes.

Un autre exemple, la dissidence blanche de Christian Combaz. Un manifeste pas très clair. Que veut-il ? De nouvelles interdictions sans doute. Non aux jeux vidéo violents, non aux trafics d'armes, etc. Pour d'autres lib-cons ce sera non aux musulmans, non à l'immigration, non à l'arrivée des produits made in China, etc. Ainsi les lib-cons renforcent-ils l'emprise du pouvoir, tout en se plaignant très souvent des débordements de ce même pouvoir.

C'est ce que je reproche aux lib-cons (que j'aime bien par ailleurs) : à tout instant, ils sont conscients des libertés rognées par le pouvoir, mais ils n'osent pas remettre en cause ce pouvoir, qui pour eux reste légitime. Ils critiquent certaines de ses actions, mais en réclament d'autres. Ils ne se rendent pas compte de l'incompatibilité entre démocratie et libéralisme : la démocratie n'est qu'une forme de dictature, celle d'une majorité, alors que le libéralisme est le respect absolu de la minorité et de l'individu, ce qui interdit au pouvoir exécutif tout interventionnisme et le cantonne à sa seule fonction utile : le respect du droit de l'individu, qui peut être assuré par un état ultraminimal (minarchisme) ou des agences privées (anarcho-capitalisme).
____

Hier j'ai pu entendre quelques bribes de l'émission radio de mon lib-con préféré, Claude Reichman (récemment qualifié d'homme d'extrême-droite par les ignorants de RMC). Toujours la fin du monopole de la sinistre SS et l'attitude des politichiens : "C'est une honte démocratique. Mais dans les faits, les gens se libèrent, et les caisses commencent à se faire beaucoup de souci". Jean-Christophe Mounicq (qui aime bien taper sur les fonctionnaires, c'est son moindre défaut) souligne l'ambiguité des libéraux, et des "Cercles libéraux" (ainsi appelés parce qu'ils tournent en rond) qui proposent dans des colloques mille remèdes pour soigner la Sécu, mais omettent de parler de la fin du monopole. A côté d'informations plutôt douteuses (le Pen à 30% d'après les RG, la forte probabilité d'une élection présidentielle anticipée en 2006...) j'ai bien aimé le qualificatif de "chevalier du Déclin" appliqué à Chirak par un invité de Reichman... Il faudra décidément que j'écoute cette émission plus souvent, en oubliant qu'à Radio-Courtoisie il n'y a pas que des libéraux qui s'expriment, hélas.

Pour en revenir aux lib-cons, je leur reproche d'avoir tiré le libéralisme vers l'atlantisme et vers le conservatisme, et souvent vers le nationalisme, et vers la droite, alors que le libéralisme n'est ni de droite ni de gauche, il les renvoie dos à dos. En revanche, ceux qui, au lieu de vitupérer contre la décadence (vieux thème droitier), ont choisi d'agir concrètement, tel Claude Reichman, ont droit à tout mon respect.
____

Cela n'a rien à voir avec ce qui précède, mais je viens de me rendre compte que les alter-comprenants d'Indymedia ont récupéré ma prose subversive : La Faillite, nous voilà. Bravo et merci à eux. Allez, encore un effort, jeunes gens ! Vous allez finir par comprendre que l'Etat n'est pas la solution, mais bien le problème !
 

22.1.06

Justice en flagrant délire

Pour ceux qui croient encore en la justice de leur pays, et qui n'ont pas été assez dégoûtés par Outreau, je recommande le cas Kaas. André Kaas, accusé injustement du meurtre de sa femme, passe 3 ans en prison. Personne ne s'occupe de ses 5 enfants, et à sa sortie (le dossier étant vide, l'affaire se termine par un non-lieu) les impôts lui piquent le très maigre dédommagement que lui accorde l'Etat. Il en a fait un livre : Pas de pitié pour les innocents (pour plus d'infos, faire une recherche Google sur André Kaas).

Comme on le sait, dans notre démocratie totalitaire, les magistrats sont irresponsables. Qu'un innocent aille en prison ou qu'un criminel soit libéré et plonge dans la récidive ne les empêchera pas de dormir. L'argent volé au contribuable n'en continuera pas moins d'aller chaque mois dans leur poche.

André Kaas, qui se bat toujours pour être dédommagé, ne veut pas dire que "l'Etat est pourri", car ce serait un "discours nihiliste", dit-il, et il ne veut pas donner cette image à ses enfants. Eh bien, je le dirai à sa place : l'Etat est pourri du haut jusqu'en bas, la justice aussi, les politiciens, les énarques et la plupart des fonctionnaires sont des parasites qui vivent dans la pourriture qu'ils affectionnent tant.

En bonne anarchiste libertarienne, je n'ai pas le moindre respect pour toutes ces "institutions" étatiques, que ce soit la justice ou l'insécurité sociale, qui sont soit inutiles, soit illégitimes et criminelles. Mais comme je ne suis pas une nihiliste, mais une anarcho-capitaliste à l'esprit constructif, je ne vois de solution que dans la privatisation des rares fonctions utiles de l'Etat, avec par exemple des tribunaux privés rémunérés par leurs clients plutôt que par le vol étatique, et responsables de leurs erreurs, comme la moindre des entreprises.

Aux éternels sceptiques qui me diront : "comment feront les plus pauvres si la justice est payante ?", je répondrai que c'est un problème classique d'assurances. Pour quelques dizaines d'euros par an vous trouvez des assurances "assistance juridique" (j'en ai pris une, au cas où mon voisin fonctionnaire m'accuse un jour de le calomnier dans mon blog)...
____
PS : merci à maître Eolas qui doit supporter de temps en temps mes élucubrations sur son blog...

 

15.1.06

En France, rien de neuf...

Non, je n'achèterai pas le Point de cette semaine, dans lequel l'excellent Jacques Marseille publie un article sur "le grand scandale français". Sont notamment épinglées les dépenses de santé inconsidérées : blocs opératoires dans les hôpitaux publics non utilisés en raison des 35 heures, prescriptions abusives de cures thermales (coût : 160 millions d'euros à la sinistre Sécu), prescriptions abusives de transports par ambulance, explosion des arrêts maladie (en permanence 10% des personnels dans le secteur public, et 12% dans l’enseignement), etc.

Je ne lirai pas cet article parce que c'est du déjà-vu. Et la conclusion, comme toujours, est la plus bête et la plus conventionnelle qui soit. "Un simple effort de chacun permettrait de réduire la dette du pays et de baisser les impôts", nous est-il dit. Drôle d'idée de devoir faire un effort pour ne pas dépenser l'argent qui n'est pas le sien ! Le payeur-contributeur aveugle, en toute logique, a le droit aussi de dépenser aveuglément, puisque le système est bâti sur l'irresponsabilité de haut en bas, de l'assujetti jusqu'au prescripteur, en passant par le syndicat "gestionnaire" et le politicien qui fait l'éloge du "modèle social" que personne ne nous envie. La responsabilité commence d'abord par la liberté de choix, et non par les prélèvements obligatoires et les contraintes étatiques. On siphonne les ressources des gens sans leur demander leur avis, et après ça on a le culot de dire "si chacun y mettait du sien, ça irait mieux" !
____

Apparemment un nouveau parti est en gestation : Alternative libérale. Je crois que c'est l'équipe de Liberté Chérie qui est derrière. Ce n'est pas un parti libertarien, mais c'est mieux que rien. Au moins quand on créera le parti libertarien, d'autres auront essuyé avant nous les plâtres et les crachats de la foule... Ou bien auront disparu, absorbés par l'Union des Moins Pires, parce que c'est ce qui leur pend au nez. Quand on commence à transiger sur ses idées, pour ne pas effrayer le bon peuple avec des propositions trop libérales et trop iconoclastes, par peur d'être diabolisé, on se trouve tout heureux de finir en force d'appoint. Ainsi se perpétue la France soviétique. Mais j'arrête les procès d'intention, et j'attends de voir.
____

J'ai mis un lien vers le blog "révolution bleue". En tant que libertarienne pragmatique, je soutiens cette initiative de Claude Reichman, bien que je ne me fasse pas d'illusion. Je regrette qu'il y ait dans cette action trop de libéraux-conservateurs, voire des extrême-droitiers. Chanter la Marseillaise, très peu pour moi, je préfère le Chant du départ (vive l'expatriation). Et la "dhimmitude", franchement, j'en ai rien à cirer.
 

9.1.06

En vrac.

Bonne année 2006 à tous ! Et bonne santé ! Essayez de vous passer au maximum du garde-chiourme garde-malade étatique appelé SS, le seul garde-malade qui pratique encore la saignée sur les personnes en bonne santé (c'est Dracula croisé avec Diafoirus). Soigner, non ; saigner, oui. Telle est sa devise.

Notre forum "Quittons la Sécu" a dépassé les 200 membres. Comme toujours, les travailleurs indépendants sont à la pointe du combat, mais les salariés de plus en plus s'interrogent sur les modalités du passage aux assurances privées.

On parle beaucoup d'euthanasie dans les infos de "santé publique". Moi je suis évidemment pour l'euthanasie... de la sinistre Sécu, puisque celle-ci est condamnée de façon inéluctable. Elle devrait avoir de toute façon une mort douce, à moins d'une complication subite pour endettement excessif.

L'institut Turgot a publié une étude sur la santé : "Santé publique, santé en danger", préfacée par Pascal Salin et Henri Lepage. Ce rapport démythifie le système français, fondé sur la fausse gratuité, le monopole, la planification centralisée, systèmes déjà abondamment testés dans les pays de l'Est, avec les résultats que l'on connaît. Selon les préfaciers, ce caractère public et centralisé voue toute réforme à l'échec. La SS est le résultat du "marché politique" français, qui répond à l'idéologie égalitariste. La seule issue est le retour à un système concurrentiel, mais le chemin risque d'être long : on ne quitte pas un monopole d'inspiration soviétique facilement. L'auteur du rapport, Jean-Luc Migué (qui a écrit en 2001 un livre Le monopole de la santé au banc des accusés) propose, pour faciliter la transition, un système de "compte d'épargne santé" alimenté par chaque assuré et destiné à régler les dépenses de santé personnelles, dans les limites d'une franchise, le système collectif restant en vigueur au-delà de la franchise, donc pour les gros risques. Bon, pourquoi pas ?

A signaler aussi les excellentes études de Georges Lane sur l'Economie appliquée de l'organisation de la Sécurite sociale. J'emprunte à Georges ce magnifique schéma descriptif de l'organisation désorganisée de la sécurité antisociale. Une belle usine à gaz technocratique, produit de l’art industriel du XXe siècle, léguée en 1945 par la cinquième colonne soviétique.



Attention, une maladie à virus sévit ces derniers temps. Elle s'appelle la mitterrandolâtrie pathogène. Vous vous réveillez un beau matin en criant : "Tonton, rends-moi mon pognon" et vous partez rue de Solférino en pleurant à chaudes larmes. Là vous y retrouvez d'autres malades aussi atteints que vous. Avec ce virus, la France est encore aux ordres d'un cadavre, dirait Druon. Mais heureusement, la Brigade de l'argent des Français veille au grain. On ne nous refera pas deux fois le coup de Jarnac du socialisme à visage humain.

31.12.05

Le feu à la Sécu

"Je ne suis pas un numéro ni une vache à lait !" Les libertariens américains n'hésitent pas à brûler leur carte de Sécu. On sait que chez eux la Sécu ne concerne que les retraites. Ils dénoncent avec raison cette arnaque pyramidale à la Ponzi, la même qu'en France.



Il y a peu de chances de voir la même chose ici : notre URSS franchouillarde n'est pas le New Hampshire, et on n'y met pas le feu aux symboles d'oppression, mais plutôt à la voiture du voisin. La plupart des gens croient vraiment que la Sécu est un élément du progrès social. La plupart ont d'ailleurs accepté leur esclavage et ont choisi un médecin traitant, et suivront le "parcours de soins coordonné" (je suis un bon toutou, je fais là où on me dit de faire). Peut-être que la faillite inéluctable de ce système leur dessillera un jour les yeux... En attendant, tous les profiteurs du système, syndicats, assistés, politiciens, racailles énarchiques d'en haut, tous ceux qui exploitent les actifs, peuvent se féliciter de leurs sales coups. Tant que la bête respire encore, on peut se payer dessus.